Chers amis,
Veuillez trouver ci-dessous le rapport d’activités de notre Association présenté à notre AGO annuelle du 26 novembre 2011 au château de Maisons.
Etaient invitées et présentes les personnalités suivantes :
- Mme A. DUPONCHEL, 1er adjoint au Maire, Conseiller régional d’Ile-de- France, représentant le Maire J. MYARD excusé.
- M J. DESJARDINS, Conseiller général d’Ile-de-France, conseiller municipal.
- M R. FOLLIE, Président-directeur de l’ASP
- M C. GIRAUD, Président d’honneur de l’ASP.
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ASSOCIATION DE SAUVEGARDE ET DE MISE EN VALEUR
DU PARC DE MAISONS – LAFFITTE
Assemblée Générale
26 novembre 2011
RAPPORT D’ACTIVITES :
Par JL. RIETER, secrétaire général.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis,
Notre conseil d’administration s’est réuni à 5 reprises depuis notre dernière AGO du 5 décembre 2009: les 9 janvier, 13 février, 22 mai et 9 octobre 2011, sans compter les réunions de bureau et de commissions.
Comme chaque année, nos activités ont été relatives aux problèmes d’environnement, d’urbanisme, de nuisances et de communication.
A - La Communication :
Nous attachons beaucoup d’importance à la communication car c’est le principal moyen qui nous permet d’informer les Mansonniens sur nos travaux, nos actions, nos idées et aussi de nous faire connaître des nouveaux habitants.
En décembre 2010 et en mai 2011 nous avons publié nos Flashs 66 et 67 qui refaisaient le point sur les problèmes évolutifs déjà traités précédemment.
Le Flash n° 68 paraîtra après cette assemblée.
Nous souhaiterions encore mieux vous informer, mais nous sommes limités par les budgets dont nous disposons et à ce sujet nous tenons à rappeler que notre association ne bénéficie d’aucune subvention, ni municipale, ni d’aucune autre…
Nous perdurons avec nos cotisations, sans les augmenter depuis des années. Ceci présente l’avantage d’être une association d’expression libre, sans avoir le sentiment d’obligation vis-à-vis de tiers quelconque.
Comme nous l’avions déjà dit l’année passée, nous sommes partagés entre une rédaction parfois trop technique et une rédaction plus facile, mais nous ne voulons pas donner dans la facilité de rédaction qui donnerait l’image d’un tract. Par contre nos informations sont la synthèse de réunions de bureau et de Conseils syndicaux qui sont toujours le fruit d’investigations aussi sérieuses que possible et préalables à leur diffusion.
A l’image de ce que font nos confrères, nous adressons de plus en plus nos informations, dont nos Flashs, par voie d’internet. C’est le cas de plus d’une centaine d’adhérents qui nous ont communiqué leur adresse e-mail, nous continuerons à leur adresser par courriel, avant ou simultanément avec la distribution, nos flashs en couleur. Rappelons que depuis 1999 nous avons publié 30 Flashs.
Vous pouvez aussi relire tous ces Flashs en vous connectant sur notre site à la rubrique « Flash » ce qui vous permettra de recouper les premières informations de 1999 avec les toutes dernières du Flash 67 et bientôt du n° 68. Nous pouvons même vous adresser sur simple demande un numéro de votre choix à partir des archives dont nous disposons.
Ainsi que le Président vient de l’exposer dans ses propos, nous entretenons des contacts avec d’autres associations ou collectifs. Nous sommes adhérents notamment à « Ile-de-France environnement » et par leur canal à « France Nature Environnement », au « Journal de l’Environnement », à « Vie publique » et d’autres…
Les moteurs de recherche des FAI sont actuellement tellement puissants que nous pouvons quasiment retrouver en quelques clics les documents légalement publiables, tant administratifs que privés, dont nous avons besoin.
Mais pour cela il nous faut bien entendu des équipements adéquats, mais surtout des possibilités de téléchargement largement suffisantes, hélas, ce n’est pas le cas à Maisons-Laffitte.
Le Président reviendra sur ce point au cours de ce rapport.
B - Circulation et stationnement :
Nous avons l’intention d’ouvrir à nouveau le dossier, car la situation s’aggrave de jour en jour, particulièrement en centre ville. Tout un chacun peut constater que l’avenue de Longueil devient un bouchon permanent, non plus seulement aux heures de pointes, mais en permanence !
Nous demandons en particulier depuis de nombreuses années, la création de places supplémentaires de stationnement, notamment par la création d’un parking place du marché, avec aménagements de surface.
Déjà l’année dernière, au cours d’un entretien, le Maire nous avait dit :
«J’ai conscience de la situation, mais nous avons dû faire face à des engagements financiers prioritaires. Ainsi que je l’ai dit et écrit, le projet de parking public sous la place du marché avance, puisque le Conseil municipal a même lancé une consultation pour un aménagement d’activités économiques au-dessus qui participeraient au financement du projet ».
Depuis, aucune nouvelle !
Le Château et l’avenue du Général Leclerc :
L’année dernière, nous écrivions dans notre rapport d’activités à ce propos :
« Fierté de notre ville, il est insuffisamment visité. Parmi les motifs invoqués figure le manque de place de stationnement pour les visiteurs. Il serait question de créer des emplacements de parking à l’intérieur du périmètre du Château. Sachant que ce périmètre a déjà dans le passé été suffisamment amputé de ses espaces verts et boisés, nous avons écrit par courrier du 20 mai à Madame Isabelle LEMESLE, Présidente du Centre des Monuments Nationaux en charge de la gestion du Château propriété de l’Etat, pour le lui dire.
Nous demandons aussi depuis des années que soit étudié un aménagement environnemental de l’avenue du Général Leclerc. En particulier et en premier lieu, la mise en place d’un stationnement réglementé par horodateurs, facile à mettre en place à peu de frais et qui automatiquement libérerait des places de stationnement pour les visiteurs du château, sur les 80 places existantes occupées majoritairement actuellement en garage, Quel est votre avis, étant entendu que pour nous, il s’agirait d’une solution provisoire en attendant d’autres solutions plus environnementales et déjà exposées dans nos flashs ?
Le maire nous répondait :
« Je suis sans nouvelle de Madame LEMESLE, Présidente du centre des Monuments Nationaux, par conséquent sans nouvelle aussi du parking en question près de l’ancienne église dont j’avais fait état de projet dans mon éditorial du mois de mai dernier.
Quant à l’aménagement de l’avenue du Général Leclerc, je vais y réfléchir ».
Le Maire y réfléchit toujours…
C - L’Urbanisme :
Nous avions fait le point précédemment et notamment en 2003 sur les dispositions légales en vigueur, en particulier les lois « Solidarité et Renouvellement Urbain » (SRU) du 13 décembre 2000 et la loi plus récente « Urbanisme et Habitat » du 2 juillet 2003.
Aujourd’hui, après la loi Grenelle 2, les dispositions réglementaires de tous niveaux (lois, ordonnances, et décrets) ont été si nombreuses qu’elles arrivent à se chevaucher, au risque même de se contredire ! En septembre 2011, dans la suite logique des assouplissements d’urbanisme et des mesures correctrices continuant « à faciliter l’acte de construire et d’introduire de la souplesse dans l’évolution des lotissements vers plus de densité et de qualité », le ministère de l’écologie et du logement écrivait dans un décret du 14 septembre 2011, mis à jour le 6 octobre 2011 « Plusieurs délais d’instructions, modifiés en raison de l’articulation de l’autorisation d’urbanisme avec un régime d’autorisation relevant d’une autre législation sont par ailleurs réduits au strict nécessaire, d’autres ajustements sont également prévus… » !
Après tout cela, il ne faut pas s’étonner que les associations agréées passent aussi à la moulinette pour ne pas dire à la trappe, ainsi que le Président vient de le préciser.
Par ailleurs, nous vous rappelons que nous nous sommes inquiétés du devenir de l’Hôtel Royal, propriété de la MGEN, bâtiment classé, car le point noir est évidemment l’entretien extérieur de l’Hôtel Royal qui en a grand besoin aujourd’hui…et sa reconversion pour une autre activité, qui reste non définie à ce jour à notre connaissance. Il subsiste certains services sur le site en attendant le transfert total des activités sur Talma dont la construction est bien avancée. Cependant nous avons écrit à la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) à Versailles pour attirer son attention sur le sujet, courrier toujours sans réponse à ce jour…
D - Les nuisances :
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La station de traitement des eaux usées Seine-Aval gérée par le SIAAP :
Un bref rappel :
La DERU (Directive Européenne sur les eaux résiduaires Urbaines).
Comme exposé dans nos Flash, le SIAAP, au niveau de Seine- Aval, est rattrapé par son manque de performances au niveau des exigences des directives communautaires de la DERU.
Il est utile de rappeler qu’il y a plus de 15 ans, nous avions demandé que la zone centrale de l’Ile-de-France soit classée en zone dite sensible. Le SIAAP s’y était toujours opposé, sachant que ses installations ne lui permettaient pas d’atteindre le niveau de dépollution souhaitable, car à l’époque, seule la pollution carbonée était traitée. Aujourd’hui les nouvelles installations permettent de traiter convenablement le phosphore (la clarifloculation), mais encore insuffisamment l’azote global NGL (La nitrification/dénitrification), au regard de la directive DERU de 1991.
Aussi la France a-t-elle été mise en demeure de se mettre en conformité des Directives Européennes de 2000, sous menace d’amendes extrêmement lourdes de la part de la Cour européenne de justice du Luxembourg.
C’est pourquoi, le SIAAP s’est trouvé contraint de revoir sa copie …et ses installations, d’où le projet conséquent de refonte quasiment total de la station (sauf évidemment les installations antérieures de traitement du phosphore et des nitrates) et qui reçoit aujourd’hui exécution dans le cadre d’un impressionnant chantier
Rappelons que au cours des réunions SIAAP/CNDP/CPDP, saisissant l’occasion de cette refonte, nous avons insisté pour une nouvelle réduction du volume d’eaux usées à traiter à Seine-Aval, le SIAAP et ses partenaires financiers (Agence de l’eau et Région IDF) fonctionnent en effet sur les bases d’un schéma directeur qui fixe le plafond des eaux usées à traiter à une valeur de 1 500 000m3/j à l’horizon 2012 par temps sec.
Nous constatons aujourd’hui que le volume des eaux usées admis à la station est relativement stable depuis les mises en route notamment des stations des usines de Seine Grésillons et de Valenton 1. Ce volume est de l’ordre de 1 600 000m3/jour, par temps sec et de pluie, fluctuant en fonction des inévitables opérations de maintenance ou de travaux en amont.
Les chiffres correspondants des bilans donnant les débits reçus par jour sur les 4 dernières semaines, depuis le début de l’année et de la semaine dernière, sont affichés chaque semaine sur le site du SIAAP. www.SIAAP.fr
Sont affichés également les chiffres de l’efficacité du traitement en données brutes et en conformité à la directive européenne DERU (par exemple on peut lire ; pollutions carbonées 93%, phosphore Pt 84% et azote global NGL 28%.
Par contre, nous estimons que le problème du traitement des boues n’est pas encore bien résolu, en tous cas mal explicité, qu’il s’agisse de valorisation énergétique ou d’épandage agricole.
Une Directive cadre pour la protection des sols est en effet en projet au Parlement Européen. Adoptée en première lecture le 14 novembre 2007 par les députés européens, elle n’est pas encore définitivement adoptée. Le projet vise à lutter contre la régression et la dégradation des sols à l’échelle européenne bien entendu.
Enfin, à rappeler encore que:
- Notre association fait partie de la CLICS, Commission Locale d’Information, de Concertation et de Surveillance de l’usine Seine-Aval, présidée par Monsieur le Sous-préfet des Yvelines, chargée de faire le point deux fois par an sur l’état d’avancement des travaux de la refonte. A noter que cette Commission s’est substituée à la commission antérieure de l’Observatoire de l’Environnement de Fromainville.
- Ajoutons que notre Association fait partie du Comité de suivi de la refonte de Seine-Aval.
Ce rappel étant fait, la fin des travaux « DERU » a permis le lancement officiel de leur mise en eau le 29 septembre 2011, en présence de La Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet et de Guy Fradin, Directeur général de l’Agence de l’eau Seine-Normandie.
Invité, notre président a assisté à cette cérémonie.
Nous assisterons donc au fil du temps au plaisir de voir les chiffres de la teneur des rejets en Seine, passer à 70% d’élimination de l’AZOTE global (NGL). Merci au SIAAP, merci surtout à l’EUROPE et à ses directives !
La Refonte :
Il est évident que la station Seine aval du SIAAP, avec des équipements neufs pour satisfaire à la directive DERU se devait, pour l’éradication de toutes les nuisances, procéder à une rénovation totale des autres équipements.
C’est la raison du projet de REFONTE qui vient de faire l’objet d’une enquête publique du 17 octobre au 17 novembre 2011.
Nous avons pris connaissance du dossier en Mairie de Maisons-Laffitte.
Ce projet d’envergure se traduira par un chantier d’une durée de 10 ans au moins pour un coût estimé à près de 1 200 millions d’euros.
Nous ne pouvons que souscrire à ce projet et lui avons donné un avis favorable, confirmé lors d’une rencontre avec le commissaire enquêteur en mairie le 17 novembre 2011.
Toutefois nous avons émis des réserves sur notamment le problème d’élimination des boues, insuffisamment traité dans le dossier, ainsi que sur l’état des sols restitués à la ville de Paris.
Voici le rapport remis par notre association à l’enquête et qui sera remis avec l’ensemble du rapport d’activités 2011.
Je laisse le soin au Président de vous en parler plus longuement.
Aériennes.
Nous continuons bien entendu à soutenir l’ADVOCNAR (Association de Défense Contre les Nuisances Aériennes). Selon certains, il semblerait que les survols au-dessus de notre commune aient diminués, d’autres disent que non. La perception des uns et des autres étant toute relative et peut-être aussi que nous nous habituons aux décibels…
Nous vous avions dit l’année passée, que Roissy, aéroport qui nous concerne plus particulièrement, la capacité annuelle théorique permettrait sur les quatre pistes de recevoir 900.000 mouvements !
En 2009 nous en étions à 58 millions de passagers pour 530.000 mouvements, ADP (Aéroport de Paris) en espère 80 millions à l’horizon de 2025 !
Ce qui nous inquiète aussi, c’est la polémique qui grandit autour de l’aéroport d’ORLY, dans le cadre des objectifs du « grand Paris ». La capacité de cet aéroport est limitée en raison des décisions de couvre-feu nocturne de 1968 préservant les riverains et en 1994 un plafonnement limité à 250.000 créneaux le développement de cette plate-forme est donc figé! C’est ainsi que la qualifie dans un courrier du 2 septembre, la Ministre NKM en disant que « la plateforme a poursuivi son activité sans faire l’objet d’une véritable stratégie, autre que par défaut. ».
Suite à la demande des Ministres, par un communiqué de presse du 3 octobre et sous sa présidence le Préfet André VIAU a informé de la mise en place d’une commission stratégique pour réfléchir sur l’avenir d’Orly, à l’image de la réflexion sur CDG…On n’a pas fini d’en parler, car des yeux attendris au titre du grand Paris, ne vont pas tarder à convoiter les 1500ha du territoire de l’aéroport d’Orly. Mais, Orly, 10ème aéroport de l’Union européenne, avec sa limitation à 250 000 créneaux, accueille 25 millions de passagers en desservant 64 pays ! Le trafic d’Orly représente presque 50% du trafic théorique de CDG, en réalité 40% de son trafic réel. Verrons-nous un jour un ex-trafic d’Orly au dessus de nos têtes ?
Merci de m’avoir écouté.
JL RIETER.