ASSOCIATION DE SAUVEGARDE ET DE MISE
EN VALEUR
DU PARC DE MAISONS – LAFFITTE
Assemblée Générale
6 décembre 2009
RAPPORT D’ACTIVITES :
Par JL RIETER, secrétaire
général.
Mesdames,
Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis,
Notre
conseil d’administration s’est réuni à 5 reprises depuis notre dernière AGO du 6
décembre 2008: les 10 janvier, 7 mars, 9
mai, 10 octobre et 7 novembre 2009, sans
compter les réunions de bureau et de commissions.
Comme
chaque année, nos activités ont été relatives aux problèmes d’environnement, d’urbanisme,
de nuisances et de communication.
Si
vous le voulez bien nous commencerons par la communication.
Nous
attachons beaucoup d’importance à la communication car c’est le principal moyen
qui nous permet d’informer les
Mansonniens sur nos travaux, nos actions, nos idées et aussi de nous faire
connaître des nouveaux habitants.
En
décembre 2008, nous avions publié le Flash n° 61 qui traitait des problèmes
d’urbanisme à l’échelle du Schéma
Directeur de
En
mars 2009, nous publions le Flash n° 62 qui faisait le point sur les mises à
l’étude de ZPPAUP dans des villes de l’Ile-de-France comme
Conflans-Sainte-Honorine et
Enghien-les-Bains. Nous traitions également des nuisances du SIAAP et du
problème de traitement des boues, non entièrement résolu selon nous à ce jour.
Enfin
en Septembre 2009, nous publions le Flash n° 63, dernier en date, qui refaisait le point sur les problèmes évolutifs
déjà traités précédemment.
Il
est certain que nous souhaiterions encore mieux informer, mais nous sommes
limités par notre budget.
Il
nous est parfois reproché d’être trop technique ou difficilement lisible pour
certains, mais nous sommes guidés par le fait que nous voulons vous informer au
mieux dans un espace assez réduit… Par
ailleurs nous tenons à l’exactitude de nos propos et une bonne instruction des
dossiers pour une bonne crédibilité. Aucun reproche ne nous a d’ailleurs été
adressé en la matière.
Pour
les adhérents qui nous ont communiqué leur adresse e-mail, nous continuerons de
leur adresser par courriel, avant ou simultanément avec la distribution, nos
flashs si possibles en couleur, la majorité des internautes possédant
maintenant un matériel suffisamment adapté pour des téléchargements plus
volumineux.
L’Urbanisme :
Nous
avions fait le point précédemment et notamment en 2003 sur les dispositions
légales en vigueur, en particulier les lois « Solidarité et
Renouvellement Urbain » (SRU) du 13 décembre 2000 et la loi plus récente
« Urbanisme et Habitat » du 2 juillet 2003.
Il
est utile de rappeler, une nouvelle fois, que sur la base de ces dispositions,
le maire de notre commune J. MYARD avait présenté en novembre 2003 un projet de
modification du Plan d’Occupation des Sols approuvé le 20 janvier 2000 et mis à
jour le 21 novembre 2001.
Rappelons que ce projet de modification portait sur 3 points dont celui permettant le
regroupement des activités hospitalières de
S’agissant
d’urbanisme, le maire avait prescrit par arrêté n° 03-359 du 11 décembre 2003,
l’ouverture d’une enquête publique sur le projet, cette enquête ayant eu lieu
du 5 janvier au 5 février 2004 en mairie de Maisons-Laffitte.
Depuis,
le permis de construire a été accordé, mais que devient-il ?
Nous
nous sommes donc inquiétés du devenir de l’Hôtel Royal, propriété de la MGEN,
bâtiment classé.
L’exécution
du permis a été retardée par, d’une part les problèmes internes à la MGEN
d’ordre administratifs ou financiers et d’autre part par les considérations
plus générales de l’organisation de la santé piloté par l’ARH (Agence Régionale
d’Hospitalisation), Groupement d’Intérêt Public (GIP).
Aujourd’hui
on peut dire que le regroupement s’effectuera bien, mais…dans 2 à 3 ans, après
l’achèvement de la construction et des équipements y afférant. Le point noir
est évidemment l’entretien extérieur de l’Hôtel Royal qui en a grand besoin
aujourd’hui…et sa reconversion pour une autre activité, non définie à ce jour.
Par
contre, l’ASP, selon la préfecture, n’ayant pas compétence en matière
d’urbanisme et nous en avons déjà parlé l’année passée, il est à craindre en
raison des nouveaux statuts de l’ASP, des dérives insidieuses d’urbanisme au
niveau des permis de construire et autres déclarations de travaux préalables,
susceptibles d’échapper aux services municipaux de l’urbanisme, ce sera donc à eux
d’agir au travers du POS/PLU , dès lors (et seulement) que les infractions seront
constatées.
Les nuisances :
.
La station de traitement des eaux usées Seine-Aval gérée par le
SIAAP :
Comme
nous vous l’avions dit en 2005, un dossier très volumineux avait été soumis à
enquête publique par le SIAAP, concernant l’extension de la station et en
particulier l’implantation de la nouvelle et conséquente installation de
nitrification / dénitrification. Nous réclamions cette installation depuis des
années et aurions donc mauvaise grâce de nous en plaindre.
Nous
avions donné un avis favorable.
Comme
exposé dans nos Flash, le SIAAP, au niveau de Seine- Aval, est rattrapé par son
manque de performances au niveau des exigences des directives communautaires de
la DERU.
Il
est utile de rappeler qu’il y a plus de 15 ans, nous avions demandé que la zone
centrale de l’IDF soit classée en zone sensible. Le SIAAP s’y était toujours opposé,
sachant que ses installations ne lui permettaient pas d’atteindre le niveau de
dépollution souhaitable, car à l’époque, seule la pollution carbonée était
traitée. Aujourd’hui les nouvelles installations permettent de traiter
convenablement le phosphore (la clarifloculation), mais encore insuffisamment
l’azote global NGL (La nitrification/dénitrification), au regard de
Aussi
C’est
pourquoi, le SIAAP s’est trouvé contraint de revoir sa copie …et ses
installations, d’où un projet conséquent de refonte quasiment total de la
station (sauf évidemment les installations antérieures de traitement du
phosphore et des nitrates).
Rappelons
que au cours des réunions SIAAP/CNDP/CPDP, saisissant l’occasion de cette
refonte, nous avons insisté pour une nouvelle réduction du volume d’eaux usées
à traiter à Seine-Aval, le SIAAP et ses partenaires financiers (Agence de l’eau
et Région IDF) fonctionnent en effet sur les bases d’un schéma directeur qui
fixe le plafond des eaux usées à traiter à une valeur de
1 500 000m3/j à l’horizon 2012 par temps sec. Aujourd’hui, nous constatons que le volume des eaux
usées est aujourd’hui compris entre 1,3 et 1,5 millions par temps sec et de
pluie.
Les chiffres correspondants des bilans donnant les débits reçus par jour
sur les 4 dernières semaines, depuis le début de l’année et de la semaine
dernière, sont affichés chaque semaine sur le site du SIAAP. www.SIAAP.fr
Sont affichés également les chiffres de l’efficacité du traitement en données
brutes et en conformité à la directive européenne DERU (par exemple on peut
lire ; pollutions carbonées 93%, phosphore Pt 84% et azote global NGL 28%.
Par
contre, nous estimons que le problème du traitement des boues n’est pas encore
bien résolu, en tous cas mal explicité, qu’il s’agisse de valorisation
énergétique ou d’épandage agricole.
Une
Directive cadre pour la protection des sols est en effet en projet au Parlement
européen. Adoptée en première lecture le 14 novembre 2007 par les députés européens,
elle n’est pas encore définitivement adoptée. Le projet vise à lutter contre la
régression et la dégradation des sols à l’échelle européenne bien entendu.
Enfin,
à rappeler encore que:
- Notre association fait partie de la CLICS,
Commission Locale d’Information, de Concertation et de Surveillance de l’usine
Seine-Aval, présidée par le Sous-préfet des Yvelines, chargée de faire le point
deux fois par an sur l’état d’avancement des travaux de
- Notre Association fait partie du Comité de suivi de
la refonte de Seine-Aval dont la dernière réunion a eu lieu il y a deux jours,
le 3 décembre.
OBUSSAS (Observatoire des usagers de
l’assainissement en Ile-de-France).
Le
Président de cet observatoire est Alain OUTREMAN, Maire d’Achères. Font partie
du Conseil d’administration, outre Maurice Ouzoulias, Président du SIAAP, des
Adjoints au Maire de Paris et Conseillers, des Conseillers généraux, des Maires
et des responsables de l’Agence de l’eau Seine-Normandie. Notre Président, a
été élu à ce Conseil au titre associatif. Au cours de l’AGO de l’OBUSSAS du 29
octobre 2008 qui s’est tenue au SIAAP à Paris.
Aériennes.
Nous
continuons bien entendu à adhérer à l’ADVOCNAR. Dans cette association se
trouvent des gens courageux qui subissent depuis longtemps ces nuisances et
notamment dans le Val d’Oise et qui ont besoin aussi de l’aide des habitants
des Yvelines qui subiront demain ces mêmes nuisances avec l’augmentation
inéluctable du trafic aérien.
Selon
certains, il semblerait que les survols au-dessus de notre commune aient
diminués, d’autres disent que non. La perception des uns et des autres étant
toute relative et peut-être aussi que nous nous habituons aux décibels. A vous
de nous le dire. Les premiers vols de l’A380 ont eu lieu. Il est encore
prématuré pour constater si ce très gros porteur constitue ou non une nuisance
supplémentaire.
La circulation et le stationnement :
Peut-être
que nous nous répétons encore, mais il est évident que la structure
territoriale Ville/Parc pose de gros problèmes, les commerces et les services
étant en ville, le nombre de voitures croissant, la circulation intra muros
devient très difficile aussi et est aggravée encore par la circulation de
transit qui devient insupportable aux heures de pointe.
Ceci
nous amène à parler de la circulation, véritable fléau dans notre ville et en
particulier en centre ville. Bien qu’on tente de nous faire croire qu’elle
n’augmente pas, il est évident que l’urbanisation progressive du Parc (plus de
3.000 adhérents aujourd’hui à l’ASP – et de nouvelles constructions en cours)
apporte son lot de nouveaux véhicules dans le Parc et donc en ville). Les
avenues à double sens avec bordures de trottoir acceptent de moins en moins
trois emprises de véhicules cote à cote (1 stationnement, 2 passages) ceci
d’autant plus que le stationnement s’effectue en continu sur toute la longueur
de l’Avenue et que les seuls créneaux sont constitués par les entrées des
propriétés, sur lesquelles en plus les propriétaires ont déjà fait stationner
leur propre véhicules.
Il
est certain, à notre avis, qu’une étude devra avoir lieu et que certaines
avenues devront être mises en sens unique pour palier à cette situation, avec pour
conséquence, des nouveaux plans de circulation.
Nous
avions signalé ce fait l’année passée et constatons aujourd’hui que cette étude
n’a pas été faite. En tous cas, nous n’en avons pas eu connaissance.
Le
nombre de places de stationnement en centre ville est devenu insuffisant aux
heures de pointes et le maire reconnaît qu’il faudra bien se pencher sur cette
situation par exemple en réalisant un parking sous la place du marché,
proposition que nous avions émise dans nos idées, retenue par le Maire dans
le cas de la réalisation d’un lycée privé à cet emplacement ( et abandonnée par
la suite) idée qu’il faudra bien
concrétiser rapidement, sachant que comme vient d’être fait à Saint-Germain-en-Laye
sous la place du marché neuf, entre la décision de construire et la mise à
disposition du public, il s’écoulera près de trois ans !
Les activités hippiques :
La
commune s’est considérablement investie pour ces activités que nous pouvons
aider dans une certaine limite, mais que nous ne pouvons contrôler pour des
raisons exogènes à nos propres pouvoirs locaux ou nationaux, la preuve en est donnée
avec le libéralisme des paris en ligne pour le PMU exigés par la commission
européenne de Bruxelles.
Europe
oblige, même pour ceux qui n’en sont pas de chauds partisans…
Les idées de
Comme
nous vous l’avons dit l’année passée, rien ne nous interdit bien sûr d’avoir
des idées pour l’embellissement du Parc. Bonnes ou moins bonnes, c’est à vous
de nous le dire et à nous de les défendre et même d’insister pour que ces idées
deviennent réalité.
Merci
de m’avoir écouté.