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De gauche à droite : C. MARC Trésorier, JC
GOAS Président, C. BLANCHON
Secrétaire Général ,P.HOREL
vice Président
Assemblée
Générale du samedi 18 octobre 2003
au Château de Maisons
Les Nuisances aériennes
:
Au
cours de cette assemblée et en présence du Député-Maire
J. MYARD, nous avons voulu attirer votre attention sur le risque considérable
et rapide de leur évolution.
Certes, il y a ceux que ces nuisances ne gênent pas et ceux qui
ne les supportent pas, selon la perceptibilité des uns et des
autres aux décibels engendrés par les avions. Mais il
est de notre devoir de vous rappeler que la réorganisation récente
des couloirs aériens s‘est traduit par vents d’est et conditions
atmosphériques anticycloniques, par le survol au-dessus de nos
têtes de 180 vols supplémentaires par jour, décollages
et atterrissages compris !
C’est donc surtout l’été quand vous êtes
dans votre jardin ou sur votre balcon que vous percevez avec le plus
d’acuité ces nuisances.
C’est pourquoi nous avons, comme annoncé dans notre convocation
à l’assemblée, pressenti Madame Simone NEROME,
médecin hospitalier, Présidente de l’ADVOCNAR
(Association de Défense Contre les Nuisances Aériennes)
pour nous entretenir des nuisances subies par le Val d’Oise
et qui risquent d’être les mêmes pour nous dans les Yvelines
dans peu de temps avec l’augmentation inéluctable et prévisible
du trafic aérien.
A cette assemblée, J. MYARD Député-Maire
de notre ville, a pris la parole pour soutenir avec nous, les actions
s’opposant à ces nouvelles nuisances programmées. Il a
confirmé sa présence à la manifestation d’ampleur
régionale organisée par “Les élus et associations
Franciliennes” , dont la nôtre, le 25 janvier à Paris,
avec la participation des élus des communes concernées.
Merci de noter cette date et d'être présents.

De
gauche à droite C GIRAUD président de l'ASP, M ANGERARD
président de l'association de la qualité de vie de LABORDE
à Montesson,A DUPONCHEL conseiller municipal de Maisons-Laffitte,
JC GOAS, S NEROME présidente de l'ADVOCNAR, J MYARD député-Maire
de Maisons-Laffitte
A propos du troisième aéroport :
Incroyable, mais vrai : " quand on veut tuer son chien…
"
Monsieur Jean-Claude GAYSSOT étant remplacé par Monsieur
Gilles de ROBIEN, alors Maire d’Amiens, aujourd’hui président
de la Communauté d’Agglomération Amiens Métropôle,
au poste de Ministre des transports, celui-ci ne désirant pas
avoir de troisième aéroport à proximité
de sa bonne ville, alerte le Conseil Général de la Somme,
qui diligente une étude par l’intermédiaire d’une association
d’obédience agricole (SANA TERRA – Association Nationale pour
un développement picard sans troisième aéroport
-). Celle-ci à son tour diligente un bureau d’études (MVA
Ltd) qui tente de nous prouver, dans un rapport de 123 pages, que
le site choisi pour le troisième aéroport à Chaulnes
à coté d ‘Amiens n’est pas le bon et de plus qu’on n’a
pas besoin du tout d’un troisième aéroport !
Au reproche que nous avons fait verbalement en octobre 2002 au directeur
de MVA Ldt, Monsieur Pierre ODENT de ne pas avoir tenu compte
dans son étude de la dimension environnementale, la
réponse a été simple : " cela ne faisait pas
partie du cahier des charges de l’étude commandée "
! Quelle splendide réponse !
Mais attendez, vous n’avez encore rien entendu :
Sous la houlette du même Ministre, le 9 juillet 2003, a été
enregistré à la Présidence de l’Assemblée
Nationale un rapport d’information déposé par la Commission
des Affaires Economiques, de l’Environnement et du Territoire intitulé
" Quelle politique aéroportuaire à l’horizon
2020 ? 21 propositions pour un nouvel envol ".
Ce rapport de 258 pages, plus connu sous le nom du Président
de la mission d’information parlementaire d’information sur l’avenir
du transport aérien et de la politique aéroportuaire,
le Député de l’Oise Monsieur François-Michel GONNOT,
tout en reconnaissant que la situation autour des aéroports de
Roissy CDG et d’Orly est explosive (sic) écrit entre
autres " …les aéroports parisiens devront certes accueillir
125 millions de passagers (+ 76 % par rapport à 2002), mais,
compte tenu de l’évolution de l’emport moyen*, ceci représentera
environ 930.000 mouvements (+31 % par rapport à 2002) ".
Et de conclure " La mission estime qu’un développement
durable et concerté des plates-formes parisiennes est encore
possible ".
Pour être serein dans ses conclusions et pour éviter l’erreur
du passé, quoi de mieux pour cette mission que de commander une
étude (une de plus) auprès d’une société
de conseil en stratégie, le BIPE, mais cette fois en n’omettant
pas d’intégrer dans le cahier des charges la dimension environnementale.
Cette étude de mai 2003 ne s’intitule-t-elle pas en effet "
Pourquoi
l’extension de Roissy CDG pourrait être une solution à
la fois au problème environnemental et au problème de
capacité – Une contribution du BIPE aux débats sur les
capacités aéroportuaires. "
Oui, incroyable ! ce rapport tente de vous démontrer que, non
seulement dans les autres pays d’Europe et aux USA, " toutes les
solutions sont des extensions des aéroports existants, pas de
nouveaux aéroports ", mais en plus, propose une
extension supplémentaire de ROISSY avec une piste supplémentaire
au nord et une autre à l’est, ce qui avec les deux pistes récemment
mises en service, ferait au total 6 pistes à Roissy !
Et le BIPE de démontrer donc en 65 pages, chiffres et moult graphiques
à l’appui, qu’en fait, il faut traiter le mal par le mal et que
plus ça fait mal, plus ça fait du bien…on n’est pas loin
de la méthode d’autosuggestion appliquée du Dr Emile Coué
!
De quoi rester pantois !
Est-on sur terre ou dans les airs ? de la bombinette explosive d’aujourd’hui,
on va carrément passer au nucléaire demain !
Dans son rapport d’information (page 169) la mission GONNOT propose
aussi “une formation des responsables associatifs leur permettant
de comprendre…” vraiment très aimable, mais sachez messieurs
que nous savons très bien instruire avec sérieux les dossiers
des nuisances… nos oreilles également. Merci quand même.
Par ailleurs, quand on apprend que les fonds issus de la taxe spécifique
prélevée auprès des compagnies aériennes
en fonction du volume de l’avion et des heures de vols, dans le cadre
du plan national antibruit visant dans des périmètres
définis à ouvrir le droit à une insonorisation
des logements et qui étaient jusqu’à présent gérés
par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie),
le seront, à partir de 2004, par les gestionnaires des aéroports,
c’est à dire pour Roissy et Orly par ADP, il est certain que
la colère des riverains et associations n’est pas près
de s’apaiser !
Oui, quand on veut tuer son chien…
*Emport moyen d’un aéroport = nombre de passagers rapporté
au nombre de mouvements commerciaux.
J.Myard, Député-Maire de Maisons-Laffitte,
s’exprime dans les colonnes de notre Flash
Chacun
d’entre nous a pu constater depuis plusieurs années l’aggravation
continue des nuisances aériennes à Maisons-Laffitte – aggravation
particulièrement sensible ces derniers mois malgré toutes
les promesses des autorités de la navigation aérienne.
L’exaspération des populations est légitime. Elle l’est
à juste titre dès lors qu’à plus de trente kilomètres
de l’aéroport, aucun d’entre nous ne s’en définit comme
riverain pour bénéficier de ses retombées économiques,
mais qu’au contraire nous avons fait le choix, souvent au prix fort, de
vivre dans un environnement de qualité.
Force est de conclure que les innombrables interventions et propositions
des élus auprès des pouvoirs publics sont restées
confinées toutes ces années dans un dialogue de sourds,
tant est forte la distorsion entre notre volonté d’améliorer
une situation qui se dégrade, et les promesses de limiter autant
que possible les nuisances à venir d’un trafic en pleine expansion.
Ainsi toutes les mesures que nous avons obtenues, création de l’Autorité
de contrôle des nuisances sonores aériennes, limitation des
vols de nuit, sanctions financières pour les compagnies aériennes,
matérialisation des zones urbaines sur les écrans radars,
ont-elles été effacées par une politique de croissance
à tout prix du trafic !
C’est aujourd’hui un message d’alerte que je lance sur les conséquences
à court et à moyen terme de la frustration de millions de
personnes ainsi ignorées – conséquences politiques, sociales,
et économiques.
Les récentes décisions, et notamment l’enterrement d’un
troisième aéroport qui constitue notre seule issue à
moyen terme, n’ont fait qu’accroître cette incompréhension.
Il va de soi que personne ne combat le transport aérien en tant
que tel, puisqu’il s’agit d’un secteur économique vital pour notre
pays, mais il doit impérativement prendre en compte l’environnement,
au risque de provoquer une crise politique.
La mobilisation est aujourd’hui indispensable pour éviter ce divorce
entre pouvoirs publics et société civile. Tel doit être
l’esprit de la manifestation du 25 janvier pour la construction d’un troisième
aéroport dans le grand bassin parisien. J’y participerai, et je
vous invite à y participer nombreux, et déterminés
à faire entendre notre voix qui est celle du bon sens !
Jacques MYARD
Député-maire
"
Les nuisances aériennes font fuir les acquéreurs "
Une maison située sous un couloir aérien ou à proximité
d’un aéroport ne vaut pas le prix du marché…la dépréciation
moyenne est évaluée entre 0,5% et 0,6% par décibel
supplémentaire au delà d’un seuil " acceptable "
estimé à 60db…pouvant atteindre 15% pour un bien se trouvant
dans l’axe d’atterrissage ou de décollage d’un avion… "
Voir article page 8 du N°189 du “Particulier Immobilier” de juillet-août
2003.
H
O M M A G E
Le Général
SIMON n’est plus
Nous
avons appris avec peine le décès de notre concitoyen le
Général d’armée Jean SIMON intervenu le 28 septembre.
Refusant la défaite de la France, le lieutenant SIMON réussit
à gagner l’Angleterre et s’engage le 15 juillet 1940 dans les Forces
Française libres, où il est affecté à la 13ème
demi-brigade de la légion étrangère.
Avec cette unité, il participe à tous les combats qui permirent
la libération de la France : Dakar, l’Erythrée où
à l’occasion de la prise de Massaouah, il est fait Compagnon de
la Libération par le Général De GAULLE, la Syrie
où au cours des combats fratricides, il est blessé et perd
un œil, puis la campagne de Lybie, le siège de Bir Hakeim, les
campagnes de Tunisie et d’Italie, le débarquement en Provence et
la remontée vers l’Alsace où il prend part à la libération
de Strasbourg et est blessé une fois encore.
Après la guerre, il commande en Indochine un régiment de
la Légion étrangère, participe à l’opération
de Suez. Général de brigade en 1960, il devient en 1970
Général d’armée.
Grand croix de la légion d’Honneur, Compagnon de La Libération,
titulaire de la croix de guerre 39-45, avec 9 citations, de la médaille
militaire et de bien d’autres décorations prestigieuses françaises
ou étrangères, le Général SIMON quitte le
service actif en 1973 pour diriger le secrétariat de la défense
nationale, fonction qu’il occupe jusqu’en 1977.
Président de l’Association des Français Libres jusqu’à
sa dissolution en 2000, puis président de la Fondation de la France
Libre, il a aussi été chancelier de l’ordre de la Libération
et réélu plusieurs fois à cette fonction.
Il était aussi Vice-Président de l’institut Charles De GAULLE
, Président de la commission nationale de la médaille de
la résistance et de l'association pour la conservation de la pensée
du Président
René CASSIN.
La Croix-Rouge française, dont il fut administrateur et qu’il servit
durant 25 ans lui décerna sa grande médaille d’honneur.
Adhérent de La SAUVEGARDE et fidèle cotisant depuis
de longues années, il participa avec son épouse, à
notre assemblée générale de 2002.
Je le rencontrais pour ma part, de temps à autre, dans la maison
des Français libres rue Vergniaud à Paris, dans les cérémonies
officielles ou plus simplement avenue de Longueil et aussi dans les avenues
du Parc où il aimait comme moi se promener. Nous parlions alors
d’un peu de tout, mais il était toujours curieux de connaître
les problèmes du Parc tels que La SAUVEGARDE les voyait et comment
elle entendait y faire face.
Que dire d’autre sur cette vie exceptionnelle pendant 60 ans au service
du Pays. Je voudrais simplement au nom du Président JC. GOAS et
du conseil d’administration unanime renouveler à Madame SIMON l’expression
de notre amitié attristée.
J.ZERMATI
Président d’honneur
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